Couple homme/femme en train de lire un document pour investir à 50 ans

Investissement à 50 ans : quelles sont les erreurs à ne pas faire ?

Sommaire

Un projet d’investissement immobilier se dessine dans une ville en France ou à l’étranger ? Vous voulez tenter l’aventure d’un placement boursier par vos propres moyens, sans aide extérieure ? Une bonne initiative, mais attention à ne pas investir tête baissée, vous pourriez commettre des erreurs lourdes de conséquences ! Ooinvestir vous livre ses conseils pour investir intelligemment votre argent à 50 ans.

Erreur n° 1 : investir à 50 ans et ne se fier qu'au rendement

Si vous pensez que la performance du rendement doit constituer la finalité ultime de votre investissement, vous commettez une 1re erreur.

Un taux de rendement reste une information à un instant T. « Les performances passées ne présagent pas des performances futures » : vous avez déjà lu cette phrase sur le site d’une assurance ou d’une plateforme de crowdfunding immobilier. Un placement peut afficher 5 % une année et tomber à 2 % l’année suivante… Il peut donc évoluer, par exemple en fonction de la loi ou du marché.

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Pour ne pas faire d’erreur, analysez en profondeur le produit ou les actifs en question. Les investisseurs non-initiés peuvent foncer tête baissée vers des produits d’investissement à la rentabilité alléchante mais qui cachent souvent des frais élevés ou des risques démesurés… 

Par exemple, un investissement locatif ne doit pas se décider seulement sur la base de votre rendement locatif. Voyez sur le long terme ! Vous devez prendre en compte d’autres paramètres comme la localisation, l’état général du logement, le prix d’achat, l’attractivité de la ville, les mensualités de votre crédit immobilier, les impôts fonciers, etc.

Le rendement locatif brut se calcule de la façon suivante (montant de vos loyers annuels / prix d’achat et frais d’acquisition) x 100.

Erreur n° 2 : ne connaître ni vos objectifs, ni votre profil investisseur

L’une des erreurs les plus communes : faire son choix de support d’investissement sans avoir défini au préalable ses objectifs. Pour cuisiner, il vous faut une recette en tête. L’analogie se prête très bien aux investissements : préparez vos objectifs et définissez votre profil d’investisseur avant de passer à l’action !

Quels sont vos objectifs ?

Investissez-vous pour préparer votre retraite ? Cherchez-vous à placer une prime sur un produit d’investissement pour la récupérer quelques années plus tard, bonifiée par ses intérêts ? Souhaitez-vous utiliser un héritage pour payer une partie ou la totalité d’un investissement immobilier locatif dans une ville à fort potentiel ? Ou préférez-vous défiscaliser vos revenus avec des dispositifs comme la loi Pinel ou le statut LMNP ?

À chacun ses motifs pour investir. Définissez d’abord les vôtres. Délimitez ensuite les échéances que vous aimeriez respecter. Puis déterminez la somme d’argent que vous souhaitez placer. En quelques mots : encadrez votre stratégie en cherchant les raisons qui vous motivent à investir. Une fois cette étape faite, place à la définition de votre profil.

Quel est votre profil ?

Globalement, votre profil d'investisseur évolue en fonction de 5 paramètres :

  • votre situation personnelle ;
  • votre patrimoine ;
  • vos objectifs ;
  • votre sensibilité au risque ;
  • votre âge.

À 30 ans, l’investisseur peut prendre plus de risques et adopter un comportement dynamique. À 60 ans, une attitude sécurisée est de mise. La retraite approche et les investissements doivent comporter moins de risques. Et à 50 ans ? Le profil équilibré apparaît comme un juste milieu. 

Réaliser votre simulation pour connaître le montant d'épargne conseillé en fonction de votre âge.

Le profil sécurisé

Aussi connu comme l’investisseur « prudent », il recherche principalement un complément de revenu. Son attention se porte sur des investissements où le risque est plus faible.

Exemples d’investissements :

  • l’assurance vie en fonds euros ;
  • le compte et plan épargne logement (CEL, PEL) ;
  • les livrets réglementés (Livret A, LDD, LEP, etc.).

En 2022, le taux de rendement moyen de l’assurance vie en fonds euros atteint 2 % (source : ACPR).

Le profil équilibré

Avec une tolérance modérée au risque, ce profil n’a pas peur de voir son portefeuille se dévaloriser sur ou plusieurs années... mais pas plus ! Souvent propriétaire de sa résidence principale, il cherche avant tout un produit qui fait fructifier son épargne et, éventuellement, augmenter son patrimoine. 

Exemples d’investissements :

  • l’immobilier locatif classique ou via des dispositifs de défiscalisation (loi Pinel, loi Denormandie, LMNP, etc.) ;
  • l’immobilier indirect (SCPI) ;
  • l’assurance vie en unités de compte ;
  • le plan d’épargne en actions (PEA).

En France, l’immobilier reste un secteur très apprécié des investisseurs. En plus de ces avantages (investissement matériel et sécurisé, résidence principale ou secondaire facilement transmissible), les dispositifs de défiscalisation (Pinel dans le neuf, Denormandie dans l’ancien, LMNP pour les locations meublées non professionnelles) renforcent l’attrait des placements immobiliers grâce à des mécanismes qui allègent la fiscalité de certains foyers.  

Le profil dynamique

La valorisation du capital constitue l’objectif n° 1 des investisseurs dynamiques. Célibataires et en dessous de la quarantaine, leur vision à long terme et leur connaissance des marchés et des placements les dirigent vers des investissements avec des rendements très élevés mais, par conséquent, des risques de perte en capital importants.

Exemples d’investissements :

  • les actions en bourse ;
  • les OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières).      
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Erreur n° 3 : investir à 50 ans et ne pas diversifier ses investissements

Diluer les risques pour maximiser les performances : une règle d’or en matière d’investissement. Vous ne devez pas concentrer votre stratégie d’investissement sur un seul actif !

Le risque de perte en capital sera plus important si vous détenez 2 ou 3 titres dans votre portefeuille plutôt que 15 : c’est mathématique. Mais 15 constitue une limite à ne pas dépasser : au-delà, la performance sera impactée par les frais.

Dans le crowdfunding immobilier par exemple, les performances peuvent passer de 5 à 12 % d’un programme à l’autre. Choisir d’investir dans plusieurs programmes s’impose comme un choix pragmatique pour assurer vos arrières. Certains projets seront moins rémunérateurs mais plus sécurisés, d’autres afficheront un fort potentiel de rentabilité mais aussi plus de risques.

Erreur n° 4 : investir sans comparer 

Depuis des années, vous êtes fidèle client d’une banque et entretenez une relation de confiance avec votre conseiller. Bonne nouvelle, il vous propose un contrat d’assurance vie à un taux séduisant ! Pour autant, inutile de vous précipiter…

L’ancienneté n’engage jamais la réussite de votre placement. La confiance envers votre banquier reste un critère qui peut déterminer votre choix mais rien ne vous empêche de vous renseigner sur des offres similaires et d’analyser le marché. C’est même vivement recommandé ! Une offre plus intéressante existe peut-être ailleurs, il serait dommage de passer à côté par manque de vigilance et de curiosité.

Erreur n° 5 : ne pas suivre vos placements, même sans risque 

Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée de piloter vous-même vos investissements, déléguez-les à un conseiller en gestion de patrimoine professionnel. Il vous détaillera les avantages de chaque produit, vous donnera de précieux conseils sur la stratégie à adopter en fonction de votre projet et de votre profil et vous composera surtout le portefeuille d’actifs idéal.

Mais déléguer ne veut pas dire oublier. Même si votre conseiller de gestion doit fréquemment vous donner une  synthèse de votre portefeuille, suivez assidument les performances de vos investissements, peu importe leurs risques, et les comportements du marché. Ces informations maintiennent une proximité et restent fondamentales dans votre processus de prise de décision.

Erreur n° 6 : ne pas anticiper sa transmission

Les investissements visent à vous constituer un patrimoine financier ou immobilier pour vous assurer un certain niveau de vie… mais pas seulement. La question de l’héritage arrive toujours sur la table, notamment à 50 ans. En particulier si vous souhaitez que ce patrimoine assure l’avenir de vos enfants ou protège votre conjoint. Encore faut-il prendre toutes les dispositions de son vivant et anticiper sa transmission ! La donation fait partie des choix concrets.

Une donation désigne un acte juridique qui permet de transférer gracieusement un bien immobilier ou mobilier à un tiers. Cette décision, immédiate et irrévocable, comporte de nombreux avantages :

  • elle ne crée pas de tensions au sujet de l’héritage ;
  • il n’y a pas de frais de succession, même si d’autres frais peuvent s’appliquer selon les montants ;
  • il y a de nombreux privilèges fiscaux (baisse d’impôt sur les revenus fonciers et exonération de l’impôt sur la fortune immobilière).

Libre à vous de choisir la donation la plus adaptée à votre situation familiale :

  • simple : donation libre d’un bien à un bénéficiaire ;
  • partage : répartition immédiate et définitive d’une partie ou de la totalité des biens entre les héritiers présomptifs ;
  • en pleine propriété : donation d’un bien dont l'usage et les revenus reviennent au bénéficiaire ;
  • préciputaire : donation qui avantage un bénéficiaire plutôt qu’un autre ;
  • démembrement : séparation de la nue-propriété et de l’usufruit (ses revenus).
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  1. Ne placez pas le rendement au cœur de vos priorités.
  2. Définissez bien votre profil d’investisseur et choisissez ensuite vos produits d’investissement et non l’inverse.
  3. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier : diversifiez votre portefeuille d’actifs pour diluer le risque et maximiser les performances.
  4. La comparaison reste la clé pour un investissement réfléchi, en pleine connaissance du marché et de la concurrence
  5. Suivez vos placements en permanence, même s’ils présentent des risques plus faibles.
  6. Investissez en pensant à votre descendance et anticipez la transmission de vos actifs.

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